Les chiens sont des animaux sociaux qui méritent d’être traités comme des membres de la famille à part entière – pas de passer leur vie au bout d’une chaîne. Pourtant, la triste réalité veut qu’un très grand nombre de chiens au Québec passent toute leur vie enchaînés dehors, essentiellement condamnés à la prison à vie. Cette situation s’explique par le fait que dans notre province, il demeure possible, en toute légalité, de garder des chiens continuellement attachés, même si cette pratique est à la fois cruelle et non sécuritaire.

ÉCRIVEZ AU MINISTRE PIERRE PARADIS!

Le ministre de l’Agriculture vient de passer une loi pour mieux protéger les animaux.
Demandez-lui d’interdire l’enchaînement en permanence des chiens en envoyant le message ci-dessous.

28691 personnes ont déjà pris position.

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Interdiction d’enchaîner en permanence les chiens

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Téléchargez notre trousse d’outils afin de faire adopter une interdiction d’enchaîner en permanence les chiens dans votre communauté.

Il est temps de couper la chaîne!

Un enjeu de bien-être animal

Enchaîner un chien, ou garder un chien « à l’attache », est une pratique qui consiste à attacher l’animal de manière permanente à un objet fixe afin de le restreindre dans ses déplacements. Cette condition de vie est préjudiciable au bien-être physique et psychologique.

Les chiens attachés en permanence risquent davantage de se blesser – voire même de s’étrangler – en s’emmêlant dans leur dispositif d’attache, et ils sont plus vulnérables aux attaques des autres animaux. Laissés pour compte, ces chiens sont fréquemment négligés et privés de nourriture, d’eau, d’abri ou de soins vétérinaires adéquats. Ils sont de plus soumis à des froids extrêmes en hiver et à des chaleurs suffocantes en été. Sans compter qu’ils souffrent fréquemment d’une multitude de parasites internes et externes, comme des vers intestinaux et des puces, tout au long de l’année.

Cela dit, le plus cruel dans cette pratique est probablement le dommage psychologique qu’elle occasionne à l’animal. En effet, les chiens étant des animaux très sociaux, ils souffrent beaucoup lorsqu’ils sont privés de contacts avec les humains ou avec d’autres animaux. Isolés, sans possibilité de socialiser, de jouer, de faire de l’exercice ou d’exprimer leurs comportements naturels, les chiens enchaînés développent de graves problèmes d’ennui et de frustration, menant éventuellement à de la détresse psychologique. Ce constat s’applique également aux animaux enchaînés en groupe, car une saine socialisation avec les autres chiens repose sur les contacts physiques et le jeu – ce qui est impossible lorsqu’ils sont attachés.

Un enjeu de sécurité publique

Les chiens enchaînés menacent aussi la sécurité du public. Comme ils sont dans l’impossibilité de fuir ou de s’échapper, ils sont plus facilement agressifs face à ce qu’ils perçoivent comme une menace. Le fait d’être constamment limités dans leurs déplacements stimule leur territorialité, ce qui peut mener à de l’agressivité. De plus, comme les chiens enchaînés sont peu ou pas du tout socialisés, ils ont tendance à développer des problèmes de comportement qui peuvent se traduire par des attaques. En effet, des études ont démontré que les chiens attachés en permanence sont 2,8 fois plus à risque de mordre que ceux qui ne le sont pas, et qu’ils sont 5,4 fois plus susceptibles de mordre des enfants.

La situation au Québec

Au Québec, on peut garder un chien enchaîné en permanence à l’extérieur en toute légalité. En tant qu’organisme chargé d’appliquer la loi et d’enquêter sur la cruauté envers les animaux, la SPCA de Montréal sait d’expérience qu’un grand nombre de chiens dans notre province passent leur vie au bout d’une chaîne et en souffrent profondément. En effet, près d’un tiers des plaintes reçues à notre service d’inspection concernent des chiens enchaînés. Malheureusement, jusqu’à ce que le gouvernement interdise cette pratique, nous demeurons impuissants face à leur souffrance.

La situation ailleurs dans le monde

Garder un chien enchaîné en permanence est interdit en Autriche, en Allemagne, en Suisse, ainsi que dans une vingtaine d’états américains dont la Californie, le Delaware, le Nevada, l’Oregon, le Rhode Island et le Texas. La pratique est également interdite dans plus de 120 municipalités à travers les États-Unis et le Canada, y compris dans plusieurs municipalités du Québec.

Les provinces du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont récemment reconnu les dangers – à la fois pour le public et pour les chiens – associés à cette pratique, et elles ont adopté des lois qui l’interdisent.

Pourquoi maintenant?

Le 4 décembre 2015, l’Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi 54, la Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal, qui comporte plusieurs améliorations significatives à la législation québécoise en matière de protection animal.

Le projet de loi 54 accorde au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation des pouvoirs étendus permettant la création de règlements visant à protéger le bien-être des animaux et représente ainsi une occasion unique pour le gouvernement d’interdire l’enchaînement en permanence des chiens au Québec.

Le temps est venu de couper la chaîne! Demandez au ministre Paradis d’interdire l’enchaînement en permanence des chiens dans le cadre des améliorations qui sont actuellement en train d’être apportées à la loi en matière de protection animale.